Visite du Club de la Presse

Pour sa rentrée 2017, le Club de la presse Vendée est venu visiter en exclusivité, le 21 septembre dernier, le chantier du Musée national Clemenceau. Journaliste, auteur de plus de 4800 articles, Georges Clemenceau fut également directeur de nombreux journaux. Aussi, cette rencontre avec les journalistes était-elle chargée de sens.

 

La presse, fil rouge du futur musée Clemenceau

 

Les journalistes membres du Club de la Presse Vendée et Fabrice Hodecent, son Président, se sont réjouis de cette visite en avant-première du Musée. Pour Fabrice Hodecent : « Parmi les thématiques qui seront développées dans cet espace muséographique interactif de 600 m2, celui dévolu à Clemenceau homme de presse, d’où notre présence en ces lieux, ayant répondu avec enthousiasme à l’invitation qui nous avait été lancée ! ».

 

En effet, le Musée accordera une place majeure à l’homme de presse qu’était Georges Clemenceau. Celui-ci fut journaliste et directeur de journaux toute sa vie, dès 1861 où sa collaboration au journal anti-bonapartiste Le Travail  lui valut deux mois de prison. Il comprit très vite l’importance de la presse dans la diffusion des idées politiques. Même si les journaux politiques n’atteignirent jamais les énormes tirages de la presse grand public, ils relayaient largement les débats du Parlement et des partis.

Auteur de milliers d’articles, dont presque 700 pendant l’affaire Dreyfus, Clemenceau fonda en 1880 La Justice, qui parut jusqu’en 1897. Grand œuvre de sa vie, La Justice le ruina complètement. Parallèlement, il collabora à de nombreuses publications, telles Le Temps, La Dépêche du Midi ou L’Aurore où il publia en 1898 le célèbre article de Zola J’accuse prenant la défense de Dreyfus. En 1901-1902, il créa Le Bloc, dont il était l’unique rédacteur. Enfin, en 1913, il fonda L’Homme Libre. Censuré dès septembre 1914, le journal reparut immédiatement sous le nom de L’Homme enchaîné, maintes fois censuré pour ses attaques sur l’impéritie du gouvernement et des armées dans la conduite de la guerre. 

Photo: Étienne Sengegera Écho de l’Ouest, Katia Massol Communication Musée, François Guinaudeau Titan Architectes, Fabrice Hodecent Le Sans-Culotte 85, Jean-François Bourasseau Secrétaire général Musée Clemenceau-de Lattre, Delphine Blanchard et Yvelise Richard Magazine Racines, Philippe Brossard Reporter Sablais. Non présent sur la photo Samuel Grasset TV Vendée.

Gravure par Henri Evenpoël, 1898 Crédits photos Fondation-Musée Clemenceau
Crédits photos BNF

Au-delà de Georges Clemenceau, ce fil rouge de la presse permet de présenter l’âge d’or et l’évolution de ce média. Entre 1870 et 1914, la presse devient « le quatrième pouvoir ». Le dessin de presse et les caricatures y occupent une place de tout premier plan, avant que la photographie n’apparaisse dans les journaux vers 1885. Après 1900, la photographie se développant, le dessin de presse «à l’ancienne» reste florissant, mais un nouveau ton, très graphique et très violent, apparaît. Un siècle après, en 2014, le succès de l’exposition sur les caricatures de Clemenceau à Mouilleron-en-Pareds, ainsi que de son catalogue « Clemenceau croqué », a confirmé à l’équipe du Musée que la presse illustrée représente un media d’accès facile et ludique, permettant d’aborder des questions fondamentales liées à la représentation et l’opinion. Ainsi, la presse – dans toute sa diversité – investira le futur Musée qui ouvrira ses portes au printemps 2018.

Pour conclure, nous tenions à remercier chaleureusement le Club de la Presse Vendée, son Président et ses membres, pour ce moment d’échange et de partage autour du journalisme.

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